Biographie de Denis Leenhardt

Publié le : 11/06/2015 21:12:34
Catégories : Artistes , Denis Leenhardt

Après un bac artistique, deux années d'expériences très instructives à l'école des arts décos de Nice, et cinq de labeur au poste de graphiste-maquettiste-photograveur-directeur artistique d'une entreprise de sérigraphie, Denis Leenhardt s'oriente en 1993 vers la création artistique libre, et expose régulièrement ses œuvres, principalement dans le sud de la France.

Graphiste par vocation, il se fait d'abord remarquer par ses encres sur papier (selon lui de simples gribouillis organisés) étonnantes de complexité, sur des formats parfois très larges, invitant le spectateur à s'aventurer dans un monde forestier des profondeurs duquel surgissent ça et là quelques fées et autres personnages mythiques, apparaissant aux frontières du visible et de l'invisible, de ce qu'on voit, et de ce qu'on croit voir. On pourra alors y retrouver certaines de ses influences, telles que Dürer, Moëbius, Jérôme Bosch, Gustave Doré, Blutch, ainsi que certaines illustrations de romans de Jules Vernes (Ed. Hetzel)… Par passion, il aborde aussi la gravure, l'eau forte, mais il préfère le contact direct du papier (qui croustille sous la plume), et ses aventures estampiques restent à ce jour très confidentielles.

Le succès de ses premières expositions l'incite à fonder à Mauguio, dès 1994, et en compagnie de Gisèle Cazilhac, complice de longue date, La Cabane Trempée, exposition annuelle, excentrique et excentrée qui, elle aussi, a depuis fait son chemin.

En 1996, ses personnages invisibles sortiront peu à peu des ténèbres, pour prendre le devant de la scène dans des recherches graphiques inattendues, flirtant parfois avec l'abstrait sans toutefois s'y attarder. D'élégantes sorcières y cuisineront de mémorables « soupes aux lézards », tandis que des forêts de machines prendront la place de ses « arrières-forêts » touffues. Le mouvement, la danse, la gestuelle apparaîtront bientôt dans son oeuvre, et si je continue comme ça à parler de moi à la troisième personne, je vais finir par ne plus savoir de qui je parle.

Donc, en 1998, et en même temps que le mouvement, j'ai fini par aborder la couleur, dans une vaste série d'aquarelles feuillues, presque tropicales, une façon comme une autre de tester ma palette. (Il n'y en a plus, j'ai tout vendu !) Aquarelle ne voulant pas dire pour moi « délavé », la saturation de mes couleurs peut surprendre, mais elle s'accorde en définitive avec ma perpétuelle recherche d'équilibres de formes, de valeurs, et de tons.

En 2000-2003, mes sorties nocturnes, mes relations et mon environnement, ont probablement été pour beaucoup dans l'orientation de mes travaux, qui se sont axés, durant cette période, sur les ambiances festives, à travers une perception assez débridée de la vie, à l'aquarelle, l'acrylique ou la gouache.

Depuis, mon travail de l'encre s'étend sur des formats de plus en plus vastes, (100 x 120 cm, à titre d'exemple) pour sans doute me permettre de m'aventurer plus encore, dans les profondeurs mystérieuses du papier. Si « La Forêt » reste encore à ce jour un thème récurrent dans mes recherches graphiques, je m'autorise cependant quelques déviations vers des compositions non-figuratives, me permettant d'explorer plus encore cette formidable matière qu'est « le tricotage au trait d'encre ».

Denis Leenhardt

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